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#questionsduvendredi #freitagsfragen #47

#questionsduvendredi #freitagsfragen #47 avec / mit Turit Fröbe

Architekturhistorikerin und Urbanistin
Gründerin DIE STADTDENKEREI
Gründerin und Geschäftsführerin der Online-Akademie
BBO Baukulturelle Bildung.online GmbH

Leitmotiv /
»Baukulturelle Bildung beginnt im Alltag!«

Was bedeutet
für Dich fair?

Turit Fröbe / »Fair bedeutet für mich, dass unterschiedliche Stimmen gehört werden und echte Möglichkeiten zur Mitentscheidung und Gestaltung bestehen. Es sollte dafür gesorgt werden, dass nicht nur die Lauten oder Einflussreichen den Ton angeben, sondern auch diejenigen sichtbar werden, die sonst leicht übergangen werden, wenig sichtbar sind und von allein nicht auf die Idee kommen, sich einzubringen oder für ihre Meinung einzustehen. Fairness zeigt sich aber nicht nur in Entscheidungen, sondern auch im Umgang miteinander: darin, Gruppen nicht gegeneinander auszuspielen, unterschiedliche Perspektiven ernst zu nehmen und respektvoll miteinander umzugehen.«

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« Pour moi, l’équité signifie que les différentes voix sont entendues et qu’il existe de réelles possibilités de participation aux décisions et à l’élaboration des projets. Il faut veiller à ce que ce ne soient pas seulement les plus bruyants ou les plus influents qui donnent le ton, mais aussi à ce que soient mis en avant ceux qui, autrement, sont facilement ignorés, peu visibles et qui, d’eux-mêmes, n’auraient pas l’idée de s’impliquer ou de défendre leur opinion. Mais l’équité ne se manifeste pas seulement dans les décisions, elle se reflète également dans nos relations les uns avec les autres : il s’agit de ne pas monter les groupes les uns contre les autres, de prendre au sérieux les différentes perspectives et de se traiter mutuellement avec respect. »

Was zeichnet für Dich faire Architektur aus?

TF / »Ich bezweifle, dass Architektur wirklich fair sein kann. Gebäude entstehen in komplexen ökonomischen, politischen und gestalterischen Entscheidungsprozessen, an denen viele Interessen beteiligt sind. Gleichzeitig kann – wenn überhaupt – nur ein Bruchteil der Menschen beteiligt werden, die später von diesen Architekturen und Räumen betroffen sein werden. Ich gehe daher davon aus, dass Architektur bestenfalls in einem kleinen Mikrokosmos fair organisiert sein kann. Hier kann sich Fairness  etwa im Verhältnis zwischen Auftraggeberinnen, Planenden und Nutzenden niederschlagen. Auf der Ebene der Stadt stellt sich die Frage nach Fairness jedoch sehr viel grundsätzlicher.

Ich tendiere daher dazu, weniger von fairer Architektur als von fairen Stadträumen oder von fairen Planungsprozessen zu sprechen. Fairness kann sich darin zeigen, wie Flächen verteilt werden, wer Zugang zu Räumen hat und wessen Bedürfnisse in der Planung berücksichtigt werden.«

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« Je doute que l’architecture puisse réellement être équitable. Les bâtiments naissent de processus complexes de décision économiques, politiques et conceptuels, auxquels participent de nombreux intérêts. En même temps, seule une fraction – voire aucune – des personnes qui seront plus tard concernées par ces architectures et ces espaces peut y être associée. Je pars donc du principe que l’architecture ne peut, au mieux, être organisée de manière équitable que dans un petit microcosme. Dans ce cadre, l’équité peut se traduire, par exemple, dans les relations entre les maîtres d’ouvrage, les concepteurs et les usagers. À l’échelle de la ville, la question de l’équité se pose toutefois de manière beaucoup plus fondamentale.

J’ai donc tendance à parler moins d’architecture équitable que d’espaces urbains équitables ou de processus de planification équitables. L’équité peut se manifester dans la manière dont les surfaces sont réparties, dans l’accès aux espaces et dans la prise en compte des besoins de chacun lors de la planification. »

Was ist für Dich
faire Architekturkommunikation?

TF / »Mit dem Begriff Architekturkommunikation tue ich mich ehrlich gesagt schwer. In meiner eigenen Arbeit versuche ich bewusst, mich von dem engen Architekturbegriff zu lösen. Sowohl im Rahmen meiner Arbeit mit der STADTDENKEREI als auch mit meiner Online-Akademie für Baukulturelle Bildung arbeite ich ganz bewusst mit dem offeneren Baukulturbegriff. Er umfasst unsere gesamte gebaute Umwelt – und nicht nur das Herausragende und Besondere oder das Werk einzelner Architekt:innen. Allein dadurch ist der Begriff aus meiner Sicht bereits fairer angelegt.

Faire Kommunikation über unsere gebaute Umwelt bedeutet für mich, Architektur, Städtebau und Freiraumplanung – kurz: Baukultur – nicht nur als Thema für Fachleute zu behandeln. Es geht darum, Räume, Städte und Gebäude als Teil unseres gemeinsamen Alltags zu begreifen und darüber so zu sprechen, dass möglichst viele Menschen daran teilhaben können. Eine faire Vermittlung öffnet den Diskurs über Baukultur und macht deutlich, dass Fragen der gebauten Umwelt viele betreffen – und deshalb auch von vielen mitgedacht werden sollten.

Für mich gehört zu einer fairen Vermittlung auch, Menschen dabei zu unterstützen, sprachfähig zu werden. Im Idealfall erleben sie, dass sie – ohne dass ihnen das vorher bewusst war – Spezialistinnen für ihr eigenes Lebensumfeld sind. Diese Erfahrung kann sie bestärken und ermutigen, sich auch an Planungsprozessen zu beteiligen, die ihr eigenes Lebensumfeld betreffen.«

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« Pour être honnête, j’ai du mal avec le terme ‹ communication architecturale ›. Dans mon propre travail, j’essaie délibérément de m’affranchir de la notion étroite d’architecture. Tant dans le cadre de mon travail avec la STADTDENKEREI que dans celui de mon académie en ligne dédiée à la formation en culture du bâti, j’utilise tout à fait consciemment la notion plus large de ‹ culture du bâti ›. Elle comprend l’ensemble de notre environnement bâti – et pas seulement ce qui est remarquable et particulier ou l’œuvre d’architectes individuels. À mes yeux, ce simple fait rend déjà le concept plus équitable.

Pour moi, une communication équitable sur notre environnement bâti signifie ne pas traiter l’architecture, l’urbanisme et l’aménagement des espaces publics – en bref : la culture du bâti – comme un sujet réservé aux spécialistes. Il s’agit de comprendre les espaces, les villes et les bâtiments comme faisant partie de notre quotidien commun et d’en parler de manière à ce que le plus grand nombre puisse y prendre part. Une médiation équitable ouvre le débat sur la culture architecturale et montre clairement que les questions relatives à l’environnement bâti concernent beaucoup de monde – et doivent donc être prises en compte par un large public.

Pour moi, une médiation équitable consiste aussi à aider les gens à trouver les mots pour s’exprimer. Idéalement, ils se rendent compte – sans en avoir eu conscience auparavant – qu’ils sont des spécialistes de leur propre cadre de vie. Cette prise de conscience peut les conforter et les encourager à participer aux processus de planification qui concernent leur propre cadre de vie. »

Wie gestaltet sich für Dich
faire Kommunikation?

TF / »Faire Kommunikation bedeutet für mich vor allem, nicht darauf zu warten, dass Menschen von selbst kommen, weil sich dann immer nur die gleichen beteiligen. In unserer Arbeit mit der STADTDENKEREI gehen wir deshalb bewusst dorthin, wo die Menschen sind. Wir haben Strategien und Methoden entwickelt, die es uns ermöglichen, insbesondere auch diejenigen einzubeziehen, die sich normalerweise nicht beteiligen.

Um aber noch einmal auf so etwas wie klassische Architekturkommunikation zurückzukommen, habe ich tatsächlich einen großen Wunsch: Im Rahmen meiner Feldstudie zur finnischen Architekturpolitik, die ich 2019 durchgeführt habe, habe ich erfahren, dass in Finnland seit vielen Jahren bei Wettbewerben die Wettbewerbseingänge öffentlich zugänglich gemacht werden, bevor die Jury über die Ergebnisse entscheidet. Die Entwürfe werden auf einer Plattform von der Architektenkammer veröffentlicht und können von Bürgerinnen und Bürgern angesehen, kommentiert und – ähnlich wie in sozialen Medien – auch geliked werden.

Erst nach einigen Wochen wird das gesamte Konvolut an die Jury übergeben. Diese entscheidet vollkommen unabhängig von der öffentlichen Meinung – und trotzdem verändert dieses Verfahren viel: Die Prozesse werden transparenter, viele Menschen fühlen sich einbezogen, und die Akzeptanz der Entscheidungen ist deutlich höher.

Eine solche Vorgehensweise würde ich mir auch in Deutschland wünschen. Auch in Finnland gab es zunächst lange Zeit Bedenken, dass ein solches Verfahren den Expertenstatus der Jury untergraben könnte. Diese Befürchtungen haben sich jedoch als unbegründet erwiesen. Im Gegenteil: Die größere Transparenz hat die Akzeptanz der Entscheidungen deutlich gesteigert.«

/

« Pour moi, une communication équitable signifie avant tout ne pas attendre que les gens viennent d’eux-mêmes, car ce sont alors toujours les mêmes qui participent. Dans le cadre de notre travail avec la STADTDENKEREI, nous allons donc délibérément là où se trouvent les gens. Nous avons développé des stratégies et des méthodes qui nous permettent d’impliquer en particulier ceux qui, d’ordinaire, ne participent pas.

Mais pour en revenir à ce qu’on pourrait appeler la communication architecturale classique, j’ai en effet un grand souhait : dans le cadre de mon étude de terrain sur la politique architecturale finlandaise, que j’ai menée en 2019, j’ai appris qu’en Finlande, depuis de nombreuses années, les projets soumis aux concours sont rendus publics avant que le jury ne se prononce sur les résultats. Les projets sont publiés sur une plateforme de l’Ordre des architectes et peuvent être consultés, commentés et – à l’instar des réseaux sociaux – ‹ likés › par les citoyens.

Ce n’est qu’après quelques semaines que l’ensemble du dossier est remis au jury. Celui-ci statue en toute indépendance vis-à-vis de l’opinion publique – et pourtant, cette procédure change beaucoup de choses : les processus gagnent en transparence, de nombreuses personnes se sentent impliquées et les décisions sont nettement mieux acceptées.

J’aimerais voir une telle approche mise en place en Allemagne également. En Finlande aussi, on a longtemps craint qu’une telle procédure ne sape le statut d’expert du jury. Ces craintes se sont toutefois révélées infondées. Au contraire : cette plus grande transparence a considérablement accru l’acceptation des décisions. »